Wednesday, November 25, 2009

Il y avait ce crachoir là, derrière le bar


les people se bousculent au portillon de l'absurde
cachetés
lipstick
mal coiffés


je vais peut-être boire ce soir
encore
pas trop
ce qu'il faut

et puis

là, ce monde qui se dégrafe les soutifs
bandant
branlante
les bas qui grésillent


Lucy n'est pas venue
infidèle
50 grammes de trop
ça fait pas chic
juste pathétique


elle le savait qu'on irait pas dans un ossuaire
pourtant
tant
le temps
il est l'heure

elle calcule la baise au gramme prêt
et
j'en ai marre de compter ses côtes
la tête entre ses cuisses
elle le savait aussi


mon mascara se décolle
mes doigts glissent
et l'alcool brûle mes lèvres
encore
ce soir


un code dress
et mes bas qui filent
leur sueur rance
j'erre en silence


le portier chuchote
bande
tâte la marchandise
et
je scrute
affamée


les corps bougent
trance
les langues se délient
pénètrent

et cette main entre mes cuisses
cherche, fouille
échange de fluide

Lucy aurait du lécher ses doigts
infidèle
gourmande
elle aussi elle avale


la dernière goutte dans ma gorge
le flou des ombres qui défilent
des queues de choix

engorgées de sang
brûlantes
je lèche

et festoie

tout ces doigts
savant mélange

c'est l'heure des mots
des cris
des voix
échos


baiser est
un luxe
dans la multiplication
peaux
bites, vagins

et
je reste là
les observe
baver dans la défonce
sodomies en chaîne
et
lui,
je le fixe
miroir
mes doigts en bouche
sa sueur qui perle
sur mes reins

cambre


orgasme à la seconde
la chaleur pesante
mes verres qui s'évident


Lucy aurait dû être là
elle sait où le trouver

ce crachoir derrière le bar

Sunday, November 22, 2009

Un acte se termine


Temps Perdu Mains liées Con-Trastes Éphémères
Postiche débridé, appel rassasié
Décroche ton cri, aplatis les courbes
Révé_rance absurde, attache tes liens
Regarde de face, affaiblis leur vouloir
Trahi mon devenir, laisse saigner
Un instant....
Désoude les dalles, compose la trame
Explose le recto, assassine le verso
Applaudissez des yeux....
Excelle en experte, postillonne tes maux
Amorphe l'envie, envahi l'oubli
Déplie les cils, écarquille les lèvres
Envoi le son, crache un venin
Brise la vitre, empoisonne le festin
Un acte se termine.

Saturday, November 21, 2009

Crève

Dans le jardin élogieux de tes haines, tu as semé quelques cadavres, des morceaux fétides de corps colorés en décomposition que tu as chacun soigneusement baptisé, avec tendresse. La lumière tardive de ton astre falsifié vient éclairer les nervures profondes de toute ta « famille »,
d'êtres désirables et de hères mutilés, par amour. Tu en rêvais tant, petite princesse, depuis ton innocence (mais pas sous cette tournure), de te promener parmi les allées flamboyantes,
durant des heures, jouant comme une infante, proche de tous ces cœurs. Si jeune déjà que le trépas te hante, tu songes alors à te retirer (comme eux l'on fait avec la délicatesse porcine qui les caractérisait) dans le théâtre de la nature (ah ! Tu riais avec ces quelques mots) et tu abandonnes ton rôle ridicule et imposé de procréatrice pour t'adonner à la création. Dieu était absent ce jour là (comme toujours me diras-tu…) et il ne t'avait aidé nullement dans ta course effrénée, avec ce char fardeau incriminé dans tes chairs.
Compassion positive pour aller voir (des mais) tes amants dans leur déchéance, de la progression maladive (ce serpent, était-ce toi ?), comme une visiteuse, nurse pathologique les berçant de promesses futiles…
Tu étais seule avec l'ennui, alors il te fallait jouer (car eux seuls, les pauvres, avaient joui),
les mannequins restaient figés et ils n'avaient pas cette tare nommée cerveau, de plus masculins à émasculer, alors… Tu as eu désormais le printemps, les soirées fraîches près des saules pleureurs, tristes toujours comme toi, et ta démence de te mener intensément dans les allées. Près des roses, tu entames un discours avec une tête, tu lui craches quelques promesses insidieuses, il te salue, Marie, mais tu sais bien que la Mort ne peut te répondre.
Tu arroses ceux que tu aimes de tes larmes, obscures, avant de faire l'enfant,
de jouer encore à cache-cache avec eux ou encore à Pâques (certains sont bien enfouis dans la terre), les oiseaux chantent ce paradoxe, l'hymne à la vie alors que tu es la seule à avoir encore un organe palpitant, mais le piège des sens t'a fait te retourner contre toi, et ta jumelle ancrée dans ton corps se moque de tes maux d'amour…
Comment oserait-elle, elle n'était pas invitée aujourd'hui ? Elle respire, (cette putain) encore plus la lumière que d'habitude et à osé te suivre dans ton propre (et ensanglanté par le seul nombre de tes victimes) univers, tu la hais, tellement, au point que tu acceptes son invitation.
A l'instar de tes victimes, te voilà aussi dans une alcôve, pour un dernier détour et un retour fatal aux sources, aux racines rongées comme tes ongles jusqu'à la peau, jusqu'à leur vie, la lumière filtre à travers les grilles noires, la lumière resplendit sur les murs blancs, la lumière t'envahit et te fait éclater à l'extrémité, à ton organe contaminateur, et tu reviens sous une forme antérieure, beaucoup trop, comme dans ton jardin, ce que tu haïssais tant, un parasite…

Monday, November 16, 2009

140 caractères ne suffiront jamais


j'ai pris le risque quitte à en crever au plus tard demain
il reste là à se mordre les doigts attendant un salut venu d'ailleurs
assumer n'est pas son trip, une tare qu'il traîne comme un boulet au pieds

le risque je l'ai pris au risque de ne plus rien entendre
il préfère se creuser une tombe et crépiter là
additionner ses erreurs, calculer ses échecs

prendre le risque c'est tout ce que j'avais à faire
il suinte de mots prétentieux
monsieur à mauvaise conscience

"il n’y a pas de larmes illisibles, juste une résistance inaltérée, inamissible, touchée par un amour inappliqué"

trêve de maux inutiles, vous me faites bien rire

"La porte était ouverte, oui... mais mon sang vous a menti et je vous EMMERDE."

ce que vous faites de mieux mentir, vous mentir à vous même

la fuite est inutile
vous paierez le prix cher Monsieur

je vous parle de la scène et de tous ces mauvais acteurs de la vie

"ma scène à moi, c'est la mort, quand la défonce sert de chaland à mes défloraisons..."

Il y croit, je devrais le laisser là
flairer sa propre mort
petite et insignifiante

"les acteurs je n'en ai rien à foutre, je ne suis pas un comédien HARDEUR."

votre bite ne sert à rien c'est bien la seule réalité que vous développez là
juste bonne oui peut-être à caresser au fond d'un body bag
mais encore une fois Monsieur il sera trop tard

et

ce dimanche au fond du bar votre sang démissionnaire se vomit
je ne sais rien de ce dimanche je ne veux plus rien savoir

et

ces cicatrices sur votre peau
votre course au suicide
mes conneries sur la sincérité
l’homme écorcé, écorné, l’homme en morceaux

vous pensez que je vous juge
je ne juge pas le poète
et je ne fais pas partie de tous ces enculés
qui brossent la poésie dans le sens du poil
et
qui vous font chier Monsieur

Alors gardez votre temps oui celui si précieux qui vous mènera
là où je ne suis plus désormais

car hier soir j'ai pris une dernière fois le risque
refermer la porte derrière vos pas

Vous non plus vous n'avez rien compris Monsieur
les courriers ne sont pas pour vous
et 140 caractères ne suffiront jamais

Sunday, November 15, 2009

Le Zénith pieds nus sous la pluie

Un ballade improvisée avant une attaque massive dans nos oreilles


ticket "trampoline" non échangeable

"no more sex after midnight" ça c'est lui qui le dit!

Un quai,
nous discutons Tics et Tocs
déviances,perversions et drogues
sans vraiment trouver de réponses
mais peu importe
l'heure est là

[complices]

un train,
pas foule
des voix, des odeurs
des regards
et
des paysages en rafales

Terminus Lille-Flandres tout le monde descends...

au dehors le vent aussi en rafales
les gens se faufilent entre nuages et éclaircies
et nous avons soif...

Les distributeurs de billets n'ont pas d'écrans tactiles.. je tapote .. et non ce n'est pas le jackpot...

Arrêt obligé, le sex-shop
cela m'amuse de découvrir les nouveaux dildos en silicone, on peut même toucher, donner un avis sans pratique.
des sprays de gel massant qui frétillent sur la peau, odeur inconfortable. Et puis il y ce combi ,
ce fameux combi que je traque dans le rayon lingerie ..
25 euros un peu chéros pour se le faire arracher au bout de 10 minutes...
les bites énormes qui font plutôt l'objet de trophées de décoration
[humour chouchou]
je garde en mémoire ce corset rouge (bloc note)

Nous voilà désormais mêlés à la masse people en tout genre empruntant les petites ruelles
que j'affectionne mais pas mes hauts talons.. pavés pavés..cheveux dans le vent en équilibre constant.
A-t-on idée de mettre des talons pour se rendre à un concert?
j'avais définitivement abandonné l'idée de baskets compensées roses
soyons encore une fois chic et choc!
les vitrines défilent, des envies, des prix et ces gens qui se pressent au dedans au dehors

On a froid mais la terrasse à l'air sympa, un apéro improvisé avant un assaut dans un bar à vins
et puis il y a ces deux irlandaises qui rient de l'autre côté, ce beau cul qui passe
incompatible avec le reste, et le serveur qui a sans doute besoin d'un psy lui aussi...
du vent toujours ce vent et mes pieds qui gonflent
c'est toujours tout droit, pas loin là-bas
j'aime quand chouchou me balade mais mes talons n'aiment toujours pas ...
pavés, pavés..

On chique le temps encore dans les rues, une épicerie qui n'y avait pas sa place

de chaque côté du trottoir "le coming out" et je ne me souviens plus mais le bar à gouines
était bien ouvert lui aussi.
chouchou qui refuse de le faire son "coming-out" et je glousse de l'autre côté de la rue
retourner sur nos pas pour satisfaire notre envie de vin
endroit cosy, plafond bas, tables rondes, tabourets et un verre délicieux
et je dévalise les publicités sous formes de cartes postales qui gonflent le présentoirs en bas dans les toilettes
soirées gogo-dancers, ballets, théâtres, ...

l'heure tourne, les verres sont vides et la pluie se fait tout à coup fine et agaçante, puis cette ruelle d'artistes
et galeries en tout genre , j'y passerais des après-midi entières.. et si on s'invitait à un vernissage?

J'ai aimé ce petit traiteur chinois, avec ces menus que l'on peut décomposer, ce long bar face au miroir,
les entrées vapeurs, le maniement des baguettes et ce thé jasmin pendant que la pluie se fait plus dense au-dehors.

Il me faudrait plus que mon écharpe sur la tête pour me protéger.. agresser une petite vielle, lui gauler son
parapluie.. et se fumer cette clope devant le bar tabac.

"Putain!", il n'apprécie pas la pluie non plus ce Monsieur
"putain.. mais non que des femmes", chouchou a toujours de l'humour
Il se la joue dandy devant le tabac saluant les femmes d'un "bonjour et au revoir"
clope au bec chic et choc

On ne peut plus traîner ... le Zénith n'est plus si loin dixit chouchou "15 minutes"
(à vol d'oiseau sans talons, il aurait dû me le préciser)
et mes pieds luttent coincés dans mes chaussures...

IL reste 50 mètres et une demi-heure avant le bon son... les gens s'attroupent dans l'entrée
d'autres mangent un sandwich assis sur les murs .. 40 euros la place, ils ont fait leur choix, pas de resto ce soir
c'est bien le pré-payé
on est enfin dans la salle... assis par terre, debout peu importe c'est décidé c'est pieds nus que je saluerai
le groupe sur la scène!
je me sens libérée mais petit si petite.. les grands sont sans pitié!
l'attente se fait ressentir.. on se croirait au cinéma quand les lumières s'éteignent et que défilent des pubs nases, la foule en délire pensant voir le générique de début.. et les lumières qui se rallument..


Et là.. c'est l'émerveillement auditif, une superbe créature fait son entrée
avec une voix qui me prends aux tripes et nous savourons chaque décibel.. l'attente en vain déjà dans l'oubli
40 minutes de régal et la foule aime.

Nous n'avons pas le droit à l'erreur.. le dernier train ne nous attendra pas et
je piétine pour entendre le premier son de Massive
je boude et scrute l'heure toute les minutes.. non nous n'avons pas droit à l'erreur
les nuits blanches sur Lille ne sont pas des meilleures
une nuit à errer et faire la fermeture de tous les bars me paraît une douce folie
mais le raisonnable nous ramène à la réalité il est déjà 21h00

et je savoure mes pieds libérés .. le Zénith pieds nus ça en valait la peine
et nous piétinons encore...

le deuxième entre-acte prends fin, la foule s'anime, la scène se rempli,
l'attaque massive tant attendue débute enfin.. les frissons me parcourent
c'est bon de se sentir bien et ne plus penser
on se laisse tous emporter par le son, les voix, les lumières
un superbe moment

cassé, brisé encore par ce rappel à l'ordre ... le groupe entame son 3ième morceau il est 21h40
ni chouchou, ni moi nous avons envie de partir mais le dernier train lui encore une fois
ne nous attendra pas..
on se laisse emporter une dernière fois par le groupe

il est l'heure, 15 minutes pour atterrir dans le train..
c'est pieds nus sous la pluie que je traverse la grande avenue
direction la gare
non les passants ne rêvent pas
je ne suis pas une sdf échappée cherchant refuge
juste une chic et choc qui a mal aux pieds et qui est pressée

Enfin, assis dans un wagon "presque" vide on échange nos impressions, regrets et bons moments
ses délires habituels dont je ne me lasse pas
nous hésitons entre Lille et Tournai..
faire un dernier bar ou descendre sa bouteille de vin chez lui?


qu'auriez vous fait? .. les pieds nus, le bas du pantalon trempé, à part prendre l'ascenseur,
vous glisser dans la salle de bain
se faire du bien sous un jet d'eau
profiter de la chaleur
écouter quelques derniers morceaux de musique
couchée à même le sol
boire un dernier verre
fumer une dernière cigarette à la fenêtre


se coucher..

"tu dors?"

et imaginer la [censure]

Et oui il n'y aura rien de cru pour vous ce soir
juste votre imagination

"ne t'endors pas sur le dos tu vas faire des cauchemars..."


ps : j'ai ronflé toute la nuit et il n'a quasi pas dormi

[je n'ai plus mal aux pieds]

Thursday, November 12, 2009

2 euros 50 de l'heure


"The shadows save the revolution in front of your door"


Imprévu pudique

Il m'infuse ses airs d'ange, son âme de lion à coups de reins tantriques et moi ascendant boulimique

Amour, gloire et beauté en crypté
Anal 19h30
Amour, cul et passion plein écran

Une bière, deux bières et l'horloge qui tique

"Be my guest and tease my chest"

Hardcore mon chair, entre mes cuisses et vos deux mains en profondeur
Analyse, explore
Masse, âges sans indifférences

Elle rêve de sa marmelade sans chichis et il a raison...

Nous allons nous étendre et reniffler derrière les oreilles
1-1, la prochaine fois c'est moi qui invite.




Et puis 2 euros 50 de l'heure
pour se faire beurrer la face et niquer mes ongles sur un tableau noir
dans un cyber chic et choc
Comme le "couleur café" qui était pleins de tout , de riens, de bruits et de pieds sous table

Je partage la passion pour les cartes d'infidélités
et
je coche les cases inutiles

pensées lubriques planqués
derrière nos regards ludiques

A peu de choses près, au moins ça.


Grisante, m'amuse


Puisque j'ai mis les pieds dans le plat, sa chatte grillée, assaisonnée, je pense que
sur la table ce sera plus adéquat.

Et puis merde je n'aime que le cru!


Ma saveur? les saveurs c'est juste une question de gastronomie.
Ho, mais je ne m'essuierai pas la bouche, puisque le foutre est tout aussi glamour
que vos rouges à lèvres


Et je zappe une dernière fois le glaçage de beurre rance à 2 euros 50 de l'heure.

Tuesday, November 10, 2009

*air déchirée n°6boîte1*


le dîner dégoulinant
affamée

ma jupe sorcière est fendue ce soir

"I like the night and the streets without sedatives"

elle vous suce sous la table


"le dîner était bon, il manquait néanmoins tes doigts sans calmants, sous la table."


Étais-je invitée?


branlante et nappe souillée

foutre_ment aguicheur


"vous auriez dû vous perdre dans ces rues"


Dictat et soumise

glisse, volutes

vagin


La soupe était froide, le vin rance .. et cette odeur de fion dans votre bouche...


2h de cul intenses n'étaient pas suffisant

encore aurait-il fallu que je caresse votre bite dans son vagin


j'absorbe le goutte à goutte .. le peu qu'il vous reste d'essence


"c'était donc vous le poète, sans les doigts.. juste votre bouche sans sédatifs"


Le gel est bien trop cruel



La prochaine fois nous dinerons chez moi *air déchirée n°6boîte1*